2013-01-17

Le meilleur jeu de treize minutes


Thirty Flights of Loving est le nouveau jeu de Blendo Games, l'entreprise primée de jeux vidéo indépendants de Brendon Chung. Ce jeu fait partie de sa série Citizen Abel. Où pouvez-vous commencer? Allez au site web officiel et cliquez le lien au bas de la page pour gratuitement télécharger Gravity Bone. C'est le jeu qui précède Thirty Flights of Loving et est pas mal court (mais pas autant court que TFOL). Il n'est pas du tout nécessaire de jouer à Gravity Bone en premier, mais le jeu est amusant et gratuit, alors pourquoi pas?


Vous avez joué à Gravity Bone, ou vous ne voulez pas? Étape deux : téléchargez TFOL et jouez. C'est cinq pièces et ça prend rien qu’alentour de treize minutes à finir. Ne dites-moi pas que vous n'avez pas l'argent ou le temps.

Comme l'a dit PC Gamer, un des revues et sites web les plus importants du domaine, [TRADUCTION] « [Thirty Flights of Loving] Accomplit plus avec l'histoire en 13 minutes que la plupart des jeux font en 13 heures. » Et ce n'est pas une exagération de leur part.
De plus, le jeu accomplit bien plus que conter une excellente histoire. Continuez à lire mon analyse pour savoir ce qu'accomplit ce court jeu.


Thirty Flights of Awesome

Premièrement, l'histoire. Sur la page principale du site web officiel du jeu, la citation fameuse de PC Gamer se trouve fièrement juste à côté du bouton "buy now". Pour cette raison, beaucoup de personnes qui essaient le jeu s'attendront à une super bonne histoire et ne vont probablement pas s'attendre à la structure très non-conventionnelle de TFOL.

Il n'y a pas de dialogue qui se comprend et il n'y a pas de cinématiques obligatoires, les éléments typiques qui construisent l'histoire d'un jeu vidéo. Le monde, les personnages et l'histoire sont en grande partie astucieusement développés par l'environnement. Par exemple, le fait que les choses ne vont pas bien et qu'il y a une prohibition d'alcool peut être déduit tout simplement en observant le premier couloir et la première chambre du jeu.


Des sauts brusques dans le temps sont un des outils qu'utilise l'histoire du jeu, et ça saute aux yeux. Grand nombre de films et de romans emploient cette technique, mais je n'arrive pas à trouver un autre jeu qui l'emploie. Le joueur doit donc organiser la ligne de temps et, jusqu'à un certain point, l'histoire même. Ainsi, TFOL était une expérience de jeu différente et tout à fait neuve.

Par la suite de compléter le jeu pour la première fois (en moins de 15 minutes), je n'étais pas trop sûr de quoi en penser. C'est un peu comme ce qui m'est arrivé lorsque j'essayais d'écrire à propos de To the Moon : c'est tellement une différente et unique expérience de jeu que j'ai de la difficulté à l'analyser de la même façon que je le fais des jeux plus traditionnels.

Puisqu'il est d'une durée d'environ treize minutes, Thirty flights of Loving n'a pas le temps pour du fluff. Tout ce que tu fais est pertinent, bizarre et - ce qui est le plus important - intéressant.


Pour un jeu avec un style visuel minimaliste et irréel, il y a étonnamment beaucoup de moments réalistes et humains. Frappez à une certaine porte et un homme va regarder qui est là. Marchez dans un endroit public et vous entendrez quelqu'un tousser. Saoulez-vous à une fête et en allez-vous en trébuchant avec une future partenaire. Plurez une orange.

On retrouve pourtant beaucoup d'éléments surréalistes avec tous les détails banals du jeu. Ces éléments m'ont sauté aux yeux puisque ce style contrasté n'est pas courant dans des jeux. Un couloir au temps accéléré. Des danseurs qui flottent. Un mélange bizarre des langues. Et la fin... ainsi que la section après la fin. Je vais examiner la toute fin dans un autre article.

Une blague que j'ai bien aimée est celle des escaliers défectueux. À un moment donné du jeu, il faut que tu suives tes partenaires jusqu'au toit d'une bâtisse. La deuxième fois que j'ai joué, j'ai été voir ce qui était en bas des escaliers au lieu d'aller vers le toit. J'ai trouvé une affiche disant « Cuidado! Escaliers défectueux en réparation » et une seule marche bougeant de haut en bas continuellement. Quelle façon comique et créative de la part du concepteur à limiter l'espace du jeu!


En parlant du concepteur, il y a un très bon commentaire du développeur qui est disponible après finir le jeu. Les remarques et informations de Chung sont intéressantes et offrent un regard interne sur le développement de TFOL. C'est sans doute une belle addition à un tout qui est déjà intrigant.


Il faut que j'admette que j'étais un peu confus par la bizarrerie et la conception anormale du jeu en premier. Toutefois, après jouer une couple de fois et réfléchir, j'ai sans doute eu une expérience enrichissante avec le jeu et il est maintenant un de mes favoris. Il y a juste tellement de contenu et de choses à penser contenu dans cette expérience de treize minutes. Je sais que je ne vais pas oublier TFOL et ;le jeu va influencer mes projets à venir.

Suite: Jeux vidéo comme outils d'apprentissage (Quoi? Comment est-ce que ce jeu peut mener à un article comme ça?!)

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